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Interview sur Radio Canada PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 03 Juin 2013 00:00

Radio Canada

Interview de Thierry sur Radio Canada :

Mise à jour le Vendredi, 07 Juin 2013 16:50
 
Nouveau départ pour le Grand Nord PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 03 Juin 2013 00:00

Le long du Saint Laurent

Jacques et Stephane qui a fait les stages Rotax finissent la dépose du moteur et ouvre tout l’arrière pour accéder à la pompe à eau dont le joint céramique est retrouvé brisé en plusieurs morceaux. Nous avons la confirmation que c’est l’antigel, trop faiblement dosé et qui n’a pas tenu les – 40 ° de l’hiver dernier, qui est responsable de cette fuite et des deux autres du circuit de refroidissement. Tout est minutieusement contrôlé : le gel n’a finalement pas endommagé d’autres parties du moteur ni la surchauffe quand nous sommes redescendus. Le démarreur rempli d’huile à cause d’un joint défaillant explique les difficultés de démarrage que nous avions … Tout est révisé, contrôlé, remonté, ce qui doit être changé l’est, une patte de fixation refaite … Le moteur est remis en place, toutes les connections sont sécurisées, la synchronisation des carbus finement ajustée. Il démarre enfin au quart de tour, parfaitement réglé, tenant son ralenti sans vibration.

En remontant du Manic 5

 

Jacques et son ami sont étonnés de voir comment il tourne bien pour un moteur qui a déjà 1750 heures de vol. Il est vrai que je vole plus de la moitié du temps à petite vitesse, la fenêtre ouverte : le moteur ne souffre pas ! « Pas de soucis, tu peux encore voler en toute confiance avec avant de le changer ! » le lendemain , agréable vol d’essai autour de Trois Rivières. Il me reste à tout ranger remettre en place dans l’ULM chaque chose à sa place, finir le travail administratif et de reportage à l’ordi et avec internet avant de repartir cap au nord.

Coupes forestières au nord du Québec

Le lendemain, il pleut sans discontinuer et ce n’est que le surlendemain en milieu de journée que le soleil s’impose. Je décolle et longe la rive Nord du Saint-Laurent, ses champs, bandes tout en longueur perpendiculaires au fleuve, puis je survole le cœur de la ville de Québec et continue vers le nord. Des bandes de stratus se dissipent et je fais escale à la piste des clubs de Baie Comeau puis repars profitant du beau temps. Je quitte la cote suivant la ligne de 4 grands barrages sur la rivière Manicouagan. Le dernier est le plus grand barrage à voutes du monde. La production hydroélectrique du Québec est parmi les plus importantes du monde. Je me pose à Manic 5 Lac Louise, magnifique lieu en plein nature où je suis invité à la base des pilotes d’hydravion qui vient de réouvrir pour l’été. Superbe coucher de soleil sur le lac, calme total sans même la moindre onde de téléphone portable.

Campement d'été dans le nord

 

Le lendemain une grande éclaircie me permet de monter jusqu’à Wabush, vallée industrielle entourée d’énormes mines à ciel ouvert. Je ne pourrais aller plus au nord il neige. J’attache l’ULM car le vent forcit avec des rafales à 50 km/h et vais acheter de l’essence en ville. Je ne planterai pas la tente, on me donne une chambre dans l’aéroport où j’ai le wifi pour envoyer cet épisode (ici les hôtels sont hors de prix).

Mise à jour le Mercredi, 05 Juin 2013 12:27
 
Combinaisons de survie et vol d'Inukjuak à Trois Rivières PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 03 Juin 2013 00:00

Essais des combinaisons de survie.

En vol en ULM d'Inukjuak à Trois Rivières.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 15:13
 
Petite fuite deviendra grande PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Vendredi, 31 Mai 2013 16:07

Camp à Nemiscau

Lundi matin vers 5 heures, le soleil apparait pour la première fois depuis notre arrivée, nous devons partir car François rentre en France jeudi de Montréal et il ne peut prendre le risque de rater son avion. Hélas le météorologue nous informe qu’au nord-est il y a un passage d’un front chaud avec des pluies verglaçantes, des visibilités très réduites. Au sud, le temps est au beau fixe. Je décide donc de retourner sur Montréal poser François à son avion et de réparer la fuite. Nous sommes à nouveau émerveillés, sans nous en lasser du spectacle des glaces aux mille formes et textures. Nous volons plus haut qu’à l’aller. Le Golfe Guillaume de Lisle se laisse contempler sous le soleil dans son ensemble. Atterrissage à Kuujjuarapik pour faire le plein d’essence et de liquide de refroidissement. Cela coule très fort après l’atterrissage et il faut en mettre presque un litre désormais entre deux vols !

Lac Saint Jean

 

Nous décollons à nouveau cap au sud, les forêts sont revenues et le blanc de la neige se fait de plus en plus rare sauf sur l’immense lac de barrage de la Grande vallée 1, où se termine la route qui vient du sud. Voyant le voyant de température d’huile monter peu à peu, je ne m’éloigne pas trop de la route. Tout à coup, le voyant monte jusqu’à se coller en butée en l’espace d’une minute. Je pique sur la route que nous apercevons enfin après quelques interminables minutes et nous nous y posons. Il n’y plus de liquide de refroidissement. Nous faisons le plein et enlevons toutes les protections contre le froid (mises pour les températures très négatives des derniers jours) pour que le moteur soit le plus refroidi possible et gagnons sans encombre la piste la plus proche, celle de Nemiscau. Personne, nous passons la nuit dans la tente et il gèle !

Retour au sud du Québec vers Chibougamau

Préparation matinale avec le soleil et décollage dès que le givre du pare-brise est fondu. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et nous montons à près de 2000 m pour que l’air reste froid et que le moteur soit parfaitement refroidi. Nous gagnons 3 Rivières, ville au bord du Saint Laurent en trois étapes de 2 heures de vol environ. A chaque atterrissage, un quart de litre de liquide de refroidissement coule dessous. Nous n’irons pas plus loin. Jacques nous accueille. Passionné d’aviation, il va changer avec moi le joint céramique de la pompe à eau responsable de cette fuite. Hubert l’a appelé de France ainsi que Gilles de Montréal pour le prévenir de notre arrivée. Nous dormons dans l’Explorer d’Hubert, son incroyable avion caravane, la chambre la plus originale du raid ! Le lendemain, nous travaillons sur internet et attaquons la dépose du moteur car la pièce à changer n’est pas accessible sans sortir le moteur. Le séjour de François s’achève et mon co-pilote repart en France.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 08:07
 
Puer comme un phoque PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 29 Mai 2013 00:00

La banquise disloquée

 

 

En faisant un nouveau contrôle de l’ULM dans les bourrasques de vent glacé, j’ai enfin compris le pourquoi du moteur qui cognait : une des pâles d’hélice pas suffisamment serrée avait tourné de plusieurs degrés dans les 4 heures de vol précédentes. Le vol d’essai avec le moteur qui ronronne gentiment au ras de la banquise en faisant sous les nuages bas est un grand plaisir et soulagement.
Mais la fuite de liquide de refroidissement demeure à contrôler !

La banquise fond

 

 

 

La météo nous bloque plusieurs jours à Inukjuaq : brume verglaçante, neige , vent. Je fais un vol local à notre hôte Alana. Nous rencontrons beaucoup de personnes : Luc qui travaille à l’entretien des maisons des enseignants et de l’école, Orland un haïcien vivant avec une Inuit qui nous offre un morceau de viande de phoque. L’odeur est extrêmement forte. Avec 4 lavages de mains et une douche, ma main qui a attrapé le morceau de viande pue toujours ! Une fois bouillie et grillée cette viande très noire qui a gout différent de tout ce que j’ai déjà mangé, est assez bonne.

La fonte qui a lieu plus tôt

 

 

Nous partons également avec un ranger inuit pour une jolie grande promenade sur la banquise et les collines environnantes en moto-neige, qui avec les quads ont remplacé les traineaux à chiens, comme les maisons de bois ont remplacé les igloos et les tentes ! La banquise fond un mois plus tôt avec le réchauffement climatique et chaque années des inuit meurent quand leur moto-neige crève la couche de glace devenue trop mince. Les ours blancs sont plus affamés et n’hésite pas à roder autour des villages et même parfois entrer dans les maisons. 92 ont été tués l’an dernier autour d’Inukjuak. Les inuits gardent leurs activités de pèche et de chasse, leur culture, prélevant dans la nature autour d’eux leur part (minuscule comparée à l’exploitation industrielle) : du poisson, des karibous, quelques phoques et baleines pour leur consommation personnelle, qu’ils n’ont pas le droit de vendre , c’est une des raisons des aides financières importantes qui leur sont versées. Leur changement de vie est tellement radical en quelques décennies que cela crée de gros problèmes, un gros désordre social. Les plus de 60 ans sont nés et ont grandi dans des igloos une vie extrêmement dure ; les plus jeunes appréhendent le monde avec facebook et leurs parents ne savent pas comment les éduquer à ce nouveau monde dans lequel ils sont complètement assistés.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 08:03
 
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