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Combinaisons de survie et vol d'Inukjuak à Trois Rivières PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 03 Juin 2013 00:00

Essais des combinaisons de survie.

En vol en ULM d'Inukjuak à Trois Rivières.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 15:13
 
Petite fuite deviendra grande PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Vendredi, 31 Mai 2013 16:07

Camp à Nemiscau

Lundi matin vers 5 heures, le soleil apparait pour la première fois depuis notre arrivée, nous devons partir car François rentre en France jeudi de Montréal et il ne peut prendre le risque de rater son avion. Hélas le météorologue nous informe qu’au nord-est il y a un passage d’un front chaud avec des pluies verglaçantes, des visibilités très réduites. Au sud, le temps est au beau fixe. Je décide donc de retourner sur Montréal poser François à son avion et de réparer la fuite. Nous sommes à nouveau émerveillés, sans nous en lasser du spectacle des glaces aux mille formes et textures. Nous volons plus haut qu’à l’aller. Le Golfe Guillaume de Lisle se laisse contempler sous le soleil dans son ensemble. Atterrissage à Kuujjuarapik pour faire le plein d’essence et de liquide de refroidissement. Cela coule très fort après l’atterrissage et il faut en mettre presque un litre désormais entre deux vols !

Lac Saint Jean

 

Nous décollons à nouveau cap au sud, les forêts sont revenues et le blanc de la neige se fait de plus en plus rare sauf sur l’immense lac de barrage de la Grande vallée 1, où se termine la route qui vient du sud. Voyant le voyant de température d’huile monter peu à peu, je ne m’éloigne pas trop de la route. Tout à coup, le voyant monte jusqu’à se coller en butée en l’espace d’une minute. Je pique sur la route que nous apercevons enfin après quelques interminables minutes et nous nous y posons. Il n’y plus de liquide de refroidissement. Nous faisons le plein et enlevons toutes les protections contre le froid (mises pour les températures très négatives des derniers jours) pour que le moteur soit le plus refroidi possible et gagnons sans encombre la piste la plus proche, celle de Nemiscau. Personne, nous passons la nuit dans la tente et il gèle !

Retour au sud du Québec vers Chibougamau

Préparation matinale avec le soleil et décollage dès que le givre du pare-brise est fondu. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et nous montons à près de 2000 m pour que l’air reste froid et que le moteur soit parfaitement refroidi. Nous gagnons 3 Rivières, ville au bord du Saint Laurent en trois étapes de 2 heures de vol environ. A chaque atterrissage, un quart de litre de liquide de refroidissement coule dessous. Nous n’irons pas plus loin. Jacques nous accueille. Passionné d’aviation, il va changer avec moi le joint céramique de la pompe à eau responsable de cette fuite. Hubert l’a appelé de France ainsi que Gilles de Montréal pour le prévenir de notre arrivée. Nous dormons dans l’Explorer d’Hubert, son incroyable avion caravane, la chambre la plus originale du raid ! Le lendemain, nous travaillons sur internet et attaquons la dépose du moteur car la pièce à changer n’est pas accessible sans sortir le moteur. Le séjour de François s’achève et mon co-pilote repart en France.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 08:07
 
Puer comme un phoque PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 29 Mai 2013 00:00

La banquise disloquée

 

 

En faisant un nouveau contrôle de l’ULM dans les bourrasques de vent glacé, j’ai enfin compris le pourquoi du moteur qui cognait : une des pâles d’hélice pas suffisamment serrée avait tourné de plusieurs degrés dans les 4 heures de vol précédentes. Le vol d’essai avec le moteur qui ronronne gentiment au ras de la banquise en faisant sous les nuages bas est un grand plaisir et soulagement.
Mais la fuite de liquide de refroidissement demeure à contrôler !

La banquise fond

 

 

 

La météo nous bloque plusieurs jours à Inukjuaq : brume verglaçante, neige , vent. Je fais un vol local à notre hôte Alana. Nous rencontrons beaucoup de personnes : Luc qui travaille à l’entretien des maisons des enseignants et de l’école, Orland un haïcien vivant avec une Inuit qui nous offre un morceau de viande de phoque. L’odeur est extrêmement forte. Avec 4 lavages de mains et une douche, ma main qui a attrapé le morceau de viande pue toujours ! Une fois bouillie et grillée cette viande très noire qui a gout différent de tout ce que j’ai déjà mangé, est assez bonne.

La fonte qui a lieu plus tôt

 

 

Nous partons également avec un ranger inuit pour une jolie grande promenade sur la banquise et les collines environnantes en moto-neige, qui avec les quads ont remplacé les traineaux à chiens, comme les maisons de bois ont remplacé les igloos et les tentes ! La banquise fond un mois plus tôt avec le réchauffement climatique et chaque années des inuit meurent quand leur moto-neige crève la couche de glace devenue trop mince. Les ours blancs sont plus affamés et n’hésite pas à roder autour des villages et même parfois entrer dans les maisons. 92 ont été tués l’an dernier autour d’Inukjuak. Les inuits gardent leurs activités de pèche et de chasse, leur culture, prélevant dans la nature autour d’eux leur part (minuscule comparée à l’exploitation industrielle) : du poisson, des karibous, quelques phoques et baleines pour leur consommation personnelle, qu’ils n’ont pas le droit de vendre , c’est une des raisons des aides financières importantes qui leur sont versées. Leur changement de vie est tellement radical en quelques décennies que cela crée de gros problèmes, un gros désordre social. Les plus de 60 ans sont nés et ont grandi dans des igloos une vie extrêmement dure ; les plus jeunes appréhendent le monde avec facebook et leurs parents ne savent pas comment les éduquer à ce nouveau monde dans lequel ils sont complètement assistés.

Mise à jour le Lundi, 03 Juin 2013 08:03
 
Thierry Survole le rivage de la baie d'Hudson entre Kuujjuarapik et Inukjuaq PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 27 Mai 2013 08:12

Thierry Survole le rivage de la baie d'Hudson entre Kuujjuarapik et Inukjuaq.

Mise à jour le Vendredi, 31 Mai 2013 16:07
 
La-haut chez les Inuit PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Vendredi, 24 Mai 2013 00:00

Thierry dans sa combinaison de survie en eau froide

 

 

 

 

La météo s’est refroidie, passage de pluie et risque de neige …. Nous ne pouvons prendre le risque de nous transformer en gros glaçon en vol car à ces températures proches de 0 ° la pluie peut se transformer en glace et se coller au fuselage ainsi que la neige.  Le pare-brise peut devenir opaque, la visibilité se réduire complètement.

Le village d'Inukjuaq

 

 

 

Nous en profitons pour visiter le petit hôpital avec  Bérénice doctoresse qui travaille souvent dans le grand nord , rencontrer le directeur de l’école. Rolly, qui est une véritable bibliothèque et eux,   nous permettent  d’appréhender les problèmes dues au passage brutal  à la société de consommation des Cree et des Inuit, cultures de survie vivant jadis de la nature autour d’eux.  Nous parcourons l’unique route d’une dizaine de km qui va à un port inutile car jamais utilisé crée il y quelques années, en route la décharge énorme où s’entasse des milliers de voitures, sofas, moto-neige, téléviseurs, pneus : incroyable de voir cette quantité pour une communauté de 1600 personnes seulement.

La baie d'Inukjuaq

 

Quand le soleil revient, nous décollons cap au nord et la magie opère à nouveau en nous livrant d’innombrables variations de teintes blanches, de roches noires de bleus profonds … nous zigzaguons,  montons photographier la toundra s’étendant à l’infini puis descendons au ras de la banquise quand elle est plate avec sa glace encore épaisse ou nous pourrions atterrir si besoin était. A part une demi heure à éviter tant bien que mal quelques nuages de neige, le ciel bleu domine et c’est  véritablement féérique. Au nord d’Inukjuak, nous faisons demi-tour à cause de brouillards et de grondements dans le moteur, pour nous y reposer. La bourgade de 1500 inuits se niche dans une baie glacée contenue par un chapelet d’îles, un paysage de toute beauté.

 

 

Au raz de la banquise vers Inukjuaq

 

 

Nous sommes invités chez une enseignante de l’école française. Devant la maison des motoneiges glissent  sur la banquise revenant chargé de poissons.
Le lendemain le temps est tout gris. Je suis rassuré sur mon moteur, le réducteur qui gronde et le joint céramique qui fuit. il ne cassera pas d’après les spécialistes mais je dois prévoir son changement bientôt !

Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 08:04
 
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