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Vers l’Est à travers le pays Lakota (Sioux) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 11 Juin 2012 10:22

Crazy Horse

 

 

Aupat was-te (bonjour en Lakota, se prononce aopatou ouaaachte)

Nous survolons les montagnes noires.  Elles sont superbes avec leurs pics rocheux  (dont un ensemble sortant des forêts et prairies.  Sur une des montagnes ont été sculptés les portraits géants de 4 présidents américains. Sur une autre, est en cours de réalisation, le chef Crazy Horse sur son cheval qui sera la plus grande sculpture du monde.

Animaux Sauvages

 

 

 

Nous piquons ensuite sur les badlands, des terres érodées où s’intercalent de vertes prairies.  Au sud la réserve indienne de Pine Ridge où nous atterrissons. J’explique que nous voulons connaître un peu la réalité de indiens aujourd’hui et après quelques coups de fil Henry Red Cloud, arrière petit fils du chef qui a signé la création de la réserve avec le gouvernement américain, vient nous chercher.

La chambre à Pine Ridge

 

 

 

Il nous emmène dans son campement familial où nous passons deux jours. Il travaille sur les énergies renouvelables et a équipé plus de 1000 maisons d’indiens de chauffages solaires.Le soir, feu de camp, barbecue et champs traditionnels,Lakota (Sioux) avant de dormir dans un grand teepee.

 

Le lendemain Henri nous emmène au mémorial du dernier massacre  d’indiens en 1890 par la cavalerie américaine, puis interview à la radio, visite à un cousin, grande promenade dans les collines de la réserve. Nous connaissons bien mieux désormais le génocide des deux siècles derniers et les réserves ( comme les camps de concentration, nous disent il) dont ils n’avaient pas le droit de sortir et où ils mourraient de faim et de froid (De 10 millions en 1700,  ils sont passés à 250 000 survivants en 1900 ), les internats forcés pour les enfants, et aujourd’hui tout ce qu'ils font pour sauvegarder ce qu'il reste de leur culture, pour survivre en temps que peuple. Pas évident ! Et bien compréhensible l'état de pauvreté les problèmes d'alccol ....

USA - champs au nord

 

Le jour suivant nous quittons les collines et plateaux sauvages de l’Ouest pour descendre de l’autre coté du Missouri dans d’immenses plaines plates à l’infini , quadrillées de routes  nord-sud « et est-ouest à intervalle très réguliers. Le soir, étape  à Spirit Lake , où nous sommes invités par Denny, pilote passionné et sa femme, dans leur maison près du lac.

Après un petit problème de ressort de carburateur ayant crée un déséquilibre entre les 2 carbus et de grosses vibrations nous obligeant à un arrêt à Albert Lee, nous coupons  le Mississipi coulant dans une large vallée entourée de collines boisées. Nous gagnons ensuite Oshkosh le siège de la Experimental Airplane Association. Interview, visite et nous mettons le cap sur Chicago.

Mise à jour le Mercredi, 13 Juin 2012 10:08
 
Yellowstone PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 30 Mai 2012 00:00


Nous décollons de Salt Lake quand la météo nous laisse un créneau favorable pour le nord. Nous survolons d’immenses marais salants puis enfilons de froides vallées cultivées. Les trouées de soleil alternent avec des masses de nuages sombres que nous évitons. Peu à peu l’altitude augmente et des plaques de neiges font leur apparition ça et la sur les crêtes de collines entre de hauts plateaux. Nous longeons ensuite une chaîne de montagnes dont le sommet le Grand Téton culmine à 4197 m. nous enchainons, au dessus des champs de neige, ascendances et descendances (record – 6,5 m par seconde).

Yellowstone lac gelé

 

 

C’est ensuite le grand plateau blanc de neige du parc de Yellowstone (plus grand que la Corse) ses lacs encore gelés. La température est glaciale et le voyant de température d’huile moteur est collé au minimum. Nous distinguons dans les immensités blanches les taches marrons des geysers et sources  volcaniques dont le parc regorge. Ouf, les nuages bas nous laissent entrevoir la piste d’atterrissage ouest déneigée.

 

 

 

Yellowstone Bison

 

 

Un pilote nous dépose l’hôtel Pioneer tenu par un couple de pilotes agés. La neige commencera à tomber une heure après notre atterrissage et continuera pendant les deux jours suivants. Nous effectuons alors deux tours dans le parc avec une voiture de location nous arrêtant photographier les innombrables geysers et bisons comme des touristes du monde entier parlant toutes les langues.

 

 

Yellowstone Grand Prismatic

 

 

Le beau temps revenu,  nous survolons le fameux lac Prismatique puis nous réussissons à passer à l’est de la barrière des rocheuses, hissé jusqu’à 4270 m sous des cumulus (privé d’indicateur de vitesse à cause de glace bloquant le tube pitot)  et basculons dans le désert à l’est. Nous traversons ensuite le Wyoming cap à l’est, rencontrant des pilotes dont Tom, qui a 83 ans reconstruit entièrement un avion de collection. Etape à Custer, dans les black mountains, région marquée par les luttes indiennes  pour garder en vain leur pays.

Mise à jour le Jeudi, 31 Mai 2012 16:54
 
De Las Vegas à Salt Lake City PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 24 Mai 2012 00:00

Le vent s’étant calmé, nous repartons de très bonne heure. Le contrôle aérien me donne mes caps et m’autorise à passer vertical de l’aéroport militaire. A peine quelques minutes plus tard, la contrôleuse me rappelle pour me dire : « service de contrôle terminé, transpondeur 1200 et fréquence d’auto info. Bon voyage ».

USA - rio colorado

 

Nous arrivons au dessus du lac Mead, un des nombreux lacs artificiels qui ont été crée sur le cours du Colorado. Nous passons quelques Marinas. Certains pontons ont des toits pour faire de l’ombre. Des bandes blanches et rouges de roches alternent contrastant avec les teintes de l’eau. Les méandres des canyons secondaires inondés dessinent de dessins incroyables dans la roche du désert. Nous restons là émerveillés par cette beauté et tournant, photographiant de tous les cotés. Le Grand Canyon commence alors et nous grimpons au niveau de la faille entourés par des hélicoptères effectuant des vols touristiques. Nous restons là, nous sentant minuscules dans ces immensités minérales, nous enfonçant plus profondément dans le canyon.

Monument valley

 

Nous piquons ensuite sur le coteau nord pour atterrir sur une petite piste de sable mentionnée sur notre carte. Un ranger, garde du parc, nous rejoint à moto et nous offre des oranges. La piste étant fermée, nous devons redécoller pour celle de la vallée voisine jouxtant le ranch Bar Ten devenu touristique. Nous y restons pour déjeuner et diner. A 18 h, la lune éclipse presque totalement le soleil ! Nuit à la belle étoile dans le désert sous les ailes de l’ULM avec un ciel étoilé et un silence absolu sans même une onde de portable !

Le lendemain sera notre deuxième journée aussi magique que la première au dessus du Grand Canyon puis du Marble Canyon où nous atterrissons pour y passer à nouveau la nuit à la belle étoile. Station service et restaurant avec wifi sont à coté de la piste.

USA - Petit déjeunerLa troisième journée au dessus du désert nous conduit au dessus du lac Powell tout aussi beau que les précédents puis nous piquons ensuite vers l’est gagnant l’immense plateau d’où émergent les fameuses tables de Monument Vallée. Puis effectuant une petite halte déjeuner sur une piste isolée, nous repartons vers l’ouest à travers le désert incroyablement changeant, dessinant d’innombrables dessins dans les roches et sables. Nous nous hissons ensuite utilisant des thermiques puissants ( J’enregistre mon record absolu + 1550 pieds par minute et aussi – 900 ! ) et montons à 10 000 pieds pour passer la barre ouest de montagnes. Le fort vent contraire fait tomber la moyenne à 40 km/h et ajoute une heure trente de vol. USA - eclipse au grand canyonAtterrissage à Salinas avec une dizaine de litres restants, le grand désert est terminé. Nous faisons de l’autostop pour la ville et le lendemain un routier mexicain nous ramène à la piste. Encore deux heures 20 min de vol dans de froides vallées d’altitude et nous atterrissons à Salt Lake City par 13 ° sous la pluie. Les sommets de montagnes sont recouverts de neige. Accueillis à l’école de pilotage, nous y louons une voiture et allons en ville. Sieste et travail à l’ordinateur puis promenade en voiture dans les immenses avenues désertes et grises de la capitale de l’Utah. A 22 h, tout est fermé et nous ne trouvons qu’un fastfood drive in pour diner !

Le lendemain le soleil s’impose mais le fond de l’air reste très frais. Nous sommes à 1500 m d’altitude.

Mise à jour le Samedi, 26 Mai 2012 15:30
 
De San Diego à Las Vegas PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Samedi, 19 Mai 2012 00:00

Bienvenue aux pays des pilotes. Les parkings des aérodromes entourant San Diego sont remplis de hangars et d’avions stationnés à l’extérieur, des centaines de toute taille par terrain. Claude et moi décollons le surlendemain pour la première étape de notre raid trans USA.

Irrigation désert Colorado

 

Nous gagnons la cote californienne que nous remontons vers le nord avant de rentrer dans les terres arides où l’irrigation crée des taches vertes. Passant une barre de montagnes rouges, nous piquons dans l’immense oasis de Palm Springs qui étale sur des kilomètres ses dizaines de milliers de villas entourées de golf, lacs, cours de tennis.

Un luxe incroyable au milieu du désert. Nous poursuivons et atterrissons à Chiriaco Summit, hameau autour d’une station service sur l’autoroute où nous faisons le plein avant de rejoindre la vallée du Colorado.


 

Palm Springs

 

Nous nous posons sur une piste désaffectée près d’un village de résidences secondaires presque désert. Nous en repartons car on nous averti que les indiens propriétaires de la piste peuvent venir confisquer l’avion. Nous passons la nuit à Parker, la ville suivante.

C’est ensuite un superbe vol survolant le rio Colorado, ses innombrables villages de résidences secondaires et puis ses parcs naturels vierges où le fleuve coule dans le désert, s’élargissant parfois, contenu dans un lac de barrage.

Je joue avec les thermiques pour nous hisser autour de 2500 m et basculer à l’Ouest de la plaine de Las Végas pour atterrir à l’aéroport réservé à l’aviation générale. Atterrissage sportif entre deux rafales. Le vent forcira ensuite jusqu’à plus de 70 km/h.

Colorado Small

 

Nous passons ensuite deux jours dans la capitale du jeu, de la fête … parmi les hôtels casinos incroyables et qui comptent des chambres par milliers : le César Palace, le Louxor et sa pyramide, le Vénétia et sa reproduction du palais des Doges, le Paris et sa tour Eiffel. Tout est ici démesuré et grouillant de monde.

Mise à jour le Dimanche, 20 Mai 2012 21:18
 
La remontée jusqu’en Californie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 16 Mai 2012 16:16

Levés avant le jour, nous gagnons l’aéroport mais le moteur ne démarre pas.  Ce n’est pas la batterie mais le démarreur. A peine démonté, nous repartons en ville pour Lopez Electricitad spécialiste en électricité automobile qui nous le rend dans l’après midi. A peine monté le moteur démarre au quart de tour !

Basse Californie - Marécages côte PacifiqueNous partons le lendemain de bonne heure pour une longue journée de vol, passant de la côte parfois marécageuse aux montagnes arides du centre du pays au dessus desquelles nous nous hissons en utilisant les courants d’air ascendants. Nous dormons à 80 km au sud de Mexico, chez Marco, un français installé au Mexique, importateur des Sky qui a aussi repris la fabrication des Cosmos.

Le Lendemain, halte à une autre piste d’aéroclub au sud de Guadalalara pour le plein d’essence et nous repartons passant vertical de l’aéroport de la 2 ème ville du Mexique et poursuivant jusqu’à la cote ouest secoués dans des thermiques allant jusqu’à 1200 ft/min au dessus de montagnes désertiques ! Nous remontons ensuite la côte offrant une alternance de vastes marécages sauvages de toute beauté, d’immenses bassins d’aquaculture ou de périmètres irrigués. Parfois ce sont des serres sur des milliers d’hectares! Partout ce ne sont que des investissements colossaux.

Basse Californie - La piste de Rosario dans le froid

 

 

A Culliacan, un pilote Irénéo et son fils Aaron, nous font découvrir leur ville.

Nous traversons ensuite pour la Basse Californie et ses paysages lunaires de toute beauté et atterrissons peu avant la nuit juste avant l’arrivée d’une nappe de status qui recouvre tout, sur une piste isolée à 6 km du village de Rosario. Des militaires viennent nous inspecter et un routier mexicain nous dépose à un hôtel au village. Pour la première fois depuis mon départ de France, il fait froid : 13 ° et le vent nous transperce. Le lendemain nous attendons 10 heures que le brouillard se dissipe pour gagner Tijuana le grande ville frontière.

 

 

Les formalités sont vite accomplies et nous redécollons pour le plus petit vol du voyage : quelques minutes car la piste californienne n’est qu’à deux kms à peine. A peine décollé je change de fréquence et m’annonce en anglais : « Brown Field  from F-JSCZ good afternoon ». Le contrôleur me répond directement : CL brown Field, cleared to land runway 26 wind 280° 15 kt”

Basse Californie - Mexique Ile Tubiron

 

Nous nous posons, les douaniers détendus viennent à nous. Les formalités sont vite terminées. 6  avions de chasse  biréacteurs passent derrière le Nynja et décollent dans un vacarme énorme. Mike, un pilote du coin nous emmène à Gillespie, un terrain proche où nous rejoignons Claude, mon prochain co-pilote arrivé la veille. Il nous fait visiter le superbe  amphibie Albatros dont il a la charge. Nous terminons la soirée de retrouvailles mais aussi de fin de raid pour François, autour de vin californien dans un bon restaurant.

Mise à jour le Mercredi, 16 Mai 2012 16:25
 
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