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Retour au Canada PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Dimanche, 01 Juillet 2012 00:00

Canada - Entre Montreal et Maniwaki

 

 

Deux semaines en France se sont vite écoulées, entre ma famille qui ne m’avait pas vu pendant trois mois et demi, le gros tas de courriers et démarches en retard, l’énorme travail lié au tour du monde et à mes activités professionnelles annexes.Je n’ai pas vu le temps passer et c’est épuisé que je reprends l’avion avec mon fils Malik qui sera mon 4 ème co-pilote pour ce raid 2012. A presque 16 ans, il sait déjà bien piloter et a aussi appris à mes cotés à photographier et filmer.

 

 

 

L’avion décolle à 13 h pour arriver avec le décalage horaire à 14 heures à Montréal. Comme il y a deux semaines, l’office de tourisme du Québec nous a offert le transport en taxi limousine et une chambre à l’hôtel Delta au cœur de Montréal. Piscine et Jacuzzi à l’hôtel et nous partons marcher et diner. Je retrouve avec plaisir l’accent coloré du français québecois, parlé par 25 % des canadiens qui se battent pour le préserver à coté de la masse des anglophones nord américains. C’est l’été, il fait beau et chaud. Aujourd’hui est l’inauguration du festival international de jazz et nous assistons à deux concerts dans la rue avant de nous écrouler de sommeil vers 22 h (4 heures du matin en France) .

Canada - Malik etThierry

 

Le lendemain Jean-Pierre passionné d’aéronautique  vient nous chercher à l’hôtel pour nous emmener à l’ULM. Nous faisons un petit tour dans la capitale ses quartiers aux maisons colorées avec escaliers extérieurs. Déjeuner, séance photos, et décollage dans un air turbulent pour deux heures de vol au dessus de forêts et lacs ensoleillés. A Maniwaki,  je retrouve avec grand plaisir Guy et Christiane dans leur petit paradis dans la verdure. Vidange, révision et contrôle de l’ULM et nous voilà prêt à partir pour un tour aérien du Québec.

Mise à jour le Lundi, 02 Juillet 2012 12:54
 
De Chicago à Montréal PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 14 Juin 2012 00:00

Chicago s’avère une belle ville, propre où la vie semble agréable. 3ème ville des USA, ses banlieues interminables étalent des milliers de zones pavillonnaires plus ou moins luxueuses. Innombrables piscines d’extérieur pour les 3 mois d’été !

Avec notre voiture de location nous longeons le bord de lac, ses plages, ses joggeurs, promeneurs avec leurs chiens. De l’autre coté de l’avenue, le quartier des gratte ciel entrecoupés de parcs, où, sous des jets d’eau, des enfants s’amusent. Un rendez-vous au service économique du consulat de France nous permet d’avoir la vue sur la ville du 37 ème étage d’un gratte ciel.

Canada - Chutes du Niagara

 

 

Le lendemain, profitant de la belle météo qui continue, nous gagnons les fameuses chutes du Niagara après 7 h30 de vol survolant notamment les berges du lac Eric, des campagnes plates ou boisées...  Nous effectuons environ 10 cercles au dessus. Après Victoria et Iguaçu, j’ai désormais survolé les 3 chutes les plus importantes du monde.

 

Toronto - Centre ville

 

 

 

Formalités de départ accomplies nous décollons pour le Canada et atterrissons sur la piste du centre ville au ras des gratte-ciel, au soleil couchant. C’est Magique ! Nuit dans une auberge routard du centre ville très animée en ce début de la courte belle saison. Dans les rues, nous découvrons que toutes les races et couleurs se mélangent au Canada, pays de migrants et c’est bien agréable.Nous repartons ensuite pour gagner la province du Québec.

 

La région peuplée près du lac Ontario laisse vite la place aux paysages de forêts et lacs à perte vue, vides d’humains. Parfois une plaine et des champs, quelques hameaux et la forêt reprend. Après quelques heures au dessus de ces paysages, nous atterrissons à Maniwaki,  où Guy et sa femme et des amis québécois nous accueillent chaleureusement.Guy a vécu tous les débuts du deltaplane et de l’ULM en France et s’est retiré depuis, dans ce fin fond du Canada. Les récits et rires remplissent notre escale.

Canada - Quebec

 

Un dernier vol au dessus de forêts et lacs, de plus en plus habités en approchant de Montréal et nous atterrissons à l’aéroport de Lachute où Jan nous accueille et abrite notre ULM dans un de ses hangars. Une soirée aux Francofolies et nous rentrons en France la tête emplie de tant d’images et de rencontres. Prochain épisode  tout début juillet pour un tour du Québec.

Mise à jour le Dimanche, 17 Juin 2012 13:31
 
Vers l’Est à travers le pays Lakota (Sioux) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 11 Juin 2012 10:22

Crazy Horse

 

 

Aupat was-te (bonjour en Lakota, se prononce aopatou ouaaachte)

Nous survolons les montagnes noires.  Elles sont superbes avec leurs pics rocheux  (dont un ensemble sortant des forêts et prairies.  Sur une des montagnes ont été sculptés les portraits géants de 4 présidents américains. Sur une autre, est en cours de réalisation, le chef Crazy Horse sur son cheval qui sera la plus grande sculpture du monde.

Animaux Sauvages

 

 

 

Nous piquons ensuite sur les badlands, des terres érodées où s’intercalent de vertes prairies.  Au sud la réserve indienne de Pine Ridge où nous atterrissons. J’explique que nous voulons connaître un peu la réalité de indiens aujourd’hui et après quelques coups de fil Henry Red Cloud, arrière petit fils du chef qui a signé la création de la réserve avec le gouvernement américain, vient nous chercher.

La chambre à Pine Ridge

 

 

 

Il nous emmène dans son campement familial où nous passons deux jours. Il travaille sur les énergies renouvelables et a équipé plus de 1000 maisons d’indiens de chauffages solaires.Le soir, feu de camp, barbecue et champs traditionnels,Lakota (Sioux) avant de dormir dans un grand teepee.

 

Le lendemain Henri nous emmène au mémorial du dernier massacre  d’indiens en 1890 par la cavalerie américaine, puis interview à la radio, visite à un cousin, grande promenade dans les collines de la réserve. Nous connaissons bien mieux désormais le génocide des deux siècles derniers et les réserves ( comme les camps de concentration, nous disent il) dont ils n’avaient pas le droit de sortir et où ils mourraient de faim et de froid (De 10 millions en 1700,  ils sont passés à 250 000 survivants en 1900 ), les internats forcés pour les enfants, et aujourd’hui tout ce qu'ils font pour sauvegarder ce qu'il reste de leur culture, pour survivre en temps que peuple. Pas évident ! Et bien compréhensible l'état de pauvreté les problèmes d'alccol ....

USA - champs au nord

 

Le jour suivant nous quittons les collines et plateaux sauvages de l’Ouest pour descendre de l’autre coté du Missouri dans d’immenses plaines plates à l’infini , quadrillées de routes  nord-sud « et est-ouest à intervalle très réguliers. Le soir, étape  à Spirit Lake , où nous sommes invités par Denny, pilote passionné et sa femme, dans leur maison près du lac.

Après un petit problème de ressort de carburateur ayant crée un déséquilibre entre les 2 carbus et de grosses vibrations nous obligeant à un arrêt à Albert Lee, nous coupons  le Mississipi coulant dans une large vallée entourée de collines boisées. Nous gagnons ensuite Oshkosh le siège de la Experimental Airplane Association. Interview, visite et nous mettons le cap sur Chicago.

Mise à jour le Mercredi, 13 Juin 2012 10:08
 
Yellowstone PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 30 Mai 2012 00:00


Nous décollons de Salt Lake quand la météo nous laisse un créneau favorable pour le nord. Nous survolons d’immenses marais salants puis enfilons de froides vallées cultivées. Les trouées de soleil alternent avec des masses de nuages sombres que nous évitons. Peu à peu l’altitude augmente et des plaques de neiges font leur apparition ça et la sur les crêtes de collines entre de hauts plateaux. Nous longeons ensuite une chaîne de montagnes dont le sommet le Grand Téton culmine à 4197 m. nous enchainons, au dessus des champs de neige, ascendances et descendances (record – 6,5 m par seconde).

Yellowstone lac gelé

 

 

C’est ensuite le grand plateau blanc de neige du parc de Yellowstone (plus grand que la Corse) ses lacs encore gelés. La température est glaciale et le voyant de température d’huile moteur est collé au minimum. Nous distinguons dans les immensités blanches les taches marrons des geysers et sources  volcaniques dont le parc regorge. Ouf, les nuages bas nous laissent entrevoir la piste d’atterrissage ouest déneigée.

 

 

 

Yellowstone Bison

 

 

Un pilote nous dépose l’hôtel Pioneer tenu par un couple de pilotes agés. La neige commencera à tomber une heure après notre atterrissage et continuera pendant les deux jours suivants. Nous effectuons alors deux tours dans le parc avec une voiture de location nous arrêtant photographier les innombrables geysers et bisons comme des touristes du monde entier parlant toutes les langues.

 

 

Yellowstone Grand Prismatic

 

 

Le beau temps revenu,  nous survolons le fameux lac Prismatique puis nous réussissons à passer à l’est de la barrière des rocheuses, hissé jusqu’à 4270 m sous des cumulus (privé d’indicateur de vitesse à cause de glace bloquant le tube pitot)  et basculons dans le désert à l’est. Nous traversons ensuite le Wyoming cap à l’est, rencontrant des pilotes dont Tom, qui a 83 ans reconstruit entièrement un avion de collection. Etape à Custer, dans les black mountains, région marquée par les luttes indiennes  pour garder en vain leur pays.

Mise à jour le Jeudi, 31 Mai 2012 16:54
 
De Las Vegas à Salt Lake City PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 24 Mai 2012 00:00

Le vent s’étant calmé, nous repartons de très bonne heure. Le contrôle aérien me donne mes caps et m’autorise à passer vertical de l’aéroport militaire. A peine quelques minutes plus tard, la contrôleuse me rappelle pour me dire : « service de contrôle terminé, transpondeur 1200 et fréquence d’auto info. Bon voyage ».

USA - rio colorado

 

Nous arrivons au dessus du lac Mead, un des nombreux lacs artificiels qui ont été crée sur le cours du Colorado. Nous passons quelques Marinas. Certains pontons ont des toits pour faire de l’ombre. Des bandes blanches et rouges de roches alternent contrastant avec les teintes de l’eau. Les méandres des canyons secondaires inondés dessinent de dessins incroyables dans la roche du désert. Nous restons là émerveillés par cette beauté et tournant, photographiant de tous les cotés. Le Grand Canyon commence alors et nous grimpons au niveau de la faille entourés par des hélicoptères effectuant des vols touristiques. Nous restons là, nous sentant minuscules dans ces immensités minérales, nous enfonçant plus profondément dans le canyon.

Monument valley

 

Nous piquons ensuite sur le coteau nord pour atterrir sur une petite piste de sable mentionnée sur notre carte. Un ranger, garde du parc, nous rejoint à moto et nous offre des oranges. La piste étant fermée, nous devons redécoller pour celle de la vallée voisine jouxtant le ranch Bar Ten devenu touristique. Nous y restons pour déjeuner et diner. A 18 h, la lune éclipse presque totalement le soleil ! Nuit à la belle étoile dans le désert sous les ailes de l’ULM avec un ciel étoilé et un silence absolu sans même une onde de portable !

Le lendemain sera notre deuxième journée aussi magique que la première au dessus du Grand Canyon puis du Marble Canyon où nous atterrissons pour y passer à nouveau la nuit à la belle étoile. Station service et restaurant avec wifi sont à coté de la piste.

USA - Petit déjeunerLa troisième journée au dessus du désert nous conduit au dessus du lac Powell tout aussi beau que les précédents puis nous piquons ensuite vers l’est gagnant l’immense plateau d’où émergent les fameuses tables de Monument Vallée. Puis effectuant une petite halte déjeuner sur une piste isolée, nous repartons vers l’ouest à travers le désert incroyablement changeant, dessinant d’innombrables dessins dans les roches et sables. Nous nous hissons ensuite utilisant des thermiques puissants ( J’enregistre mon record absolu + 1550 pieds par minute et aussi – 900 ! ) et montons à 10 000 pieds pour passer la barre ouest de montagnes. Le fort vent contraire fait tomber la moyenne à 40 km/h et ajoute une heure trente de vol. USA - eclipse au grand canyonAtterrissage à Salinas avec une dizaine de litres restants, le grand désert est terminé. Nous faisons de l’autostop pour la ville et le lendemain un routier mexicain nous ramène à la piste. Encore deux heures 20 min de vol dans de froides vallées d’altitude et nous atterrissons à Salt Lake City par 13 ° sous la pluie. Les sommets de montagnes sont recouverts de neige. Accueillis à l’école de pilotage, nous y louons une voiture et allons en ville. Sieste et travail à l’ordinateur puis promenade en voiture dans les immenses avenues désertes et grises de la capitale de l’Utah. A 22 h, tout est fermé et nous ne trouvons qu’un fastfood drive in pour diner !

Le lendemain le soleil s’impose mais le fond de l’air reste très frais. Nous sommes à 1500 m d’altitude.

Mise à jour le Samedi, 26 Mai 2012 15:30
 
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