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Cuba PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Dimanche, 29 Avril 2012 00:00

Le moteur chauffe plus que d’habitude et au décollage il frise la température maximale. J’atterris immédiatement et après démontage du capot, nous nous apercevons qu’une des durites d’eau trop proche du pot d’échappement a chauffé et a un petit trou. Nous en trouvons une neuve le lendemain et décollons en milieu de journée. Un front noir d’orage barre la route à l’ouest et nous revenons atterrir une heure trente plus tard. Le lendemain la prévisionniste nous donne une météo chargée pour sortir d’Haïti. Plus tard et demain, ce sera pire. Nous réussissons à passer en décollant immédiatement. Sur la mer, le beau temps se généralise avec un petit passage sous la pluie près des côtes de la Jamaïque.

 

Cuba - côte sud

 

Nous piquons ensuite sur Cuba et atterrissons à Santiago. Les formalités sont rapidement accomplies, les cubains nous apparaissent tous détendus, curieux et très sympathiques. Un chauffeur de taxi nous conduit à la station essence dans sa vieille voiture américaine de 1952, puis à la plage où nous louons une chambre chez l’habitant. Le soir, notre hôte nous emmène dans une vieille maison de bois où un groupe de musique cubaine joue de la salsa sans amplification. Les gens dansent devant eux. Nous y passons un très bon moment et retournons dormir près de la mer. Le lendemain une taxe de 240 $ nous est présentée. Nous demandons qu’elle soit réduite et c’est finalement l’exonération qui nous est accordée par la direction générale de la capitale après deux heures d’attente.

 

Cuba - côtes exceptionnelles

 

Nous décollons survolant des montagnes recouvertes de forêts puis des plaines irriguées et ensuite une côte sauvage et belle. Marécages, îlots par centaines nous livrent une palette de couleurs vraiment inimaginable plusieurs heures durant, puis après une nouvelle chaîne de montagnes, nous atterrissons à Cienfuegos, jolie ville dans laquelle nous déambulons au coucher du soleil photographiant les vieilles voitures et « carioles bus » à cheval.

Le vol du lendemain nous apporte une nouvelle féerie de teintes et nous conduit à la Havane. Taxi dans une ville sans embouteillages comme partout à Cuba, chambre d’hôtes dans la vieille ville superbe avec ses innombrables vieilles demeures espagnoles. Pendant cette halte de 2 jours, nous nous rendons pour un interview à l’agence de presse nationale, visitons l’aviation civile, déambulons dans les rues de la vieille ville …

 

Cuba - îles et lagons

 

 

 

 

 

Les cubains nous apparaissent partout détendus, agréables, près à nous aider, à échanger avec nous. Ils ont la santé gratuite, l’éducation gratuite avec égalité des chances pour tous, un travail même s’ils se plaignent de salaires très faibles. Pour nous, pas de pression, les prix sont fixés partout et raisonnables, pas de pollution dans des villes propres, une sécurité importante dans tout le pays. Certes chaque système a ses avantages et inconvénients mais la plupart des Cubains rencontrés nous disent qu’ils apprécient leur pays, et ses avantages : cette tranquillité et sécurité de vie, sans stress !

 

Nous quittons Cuba, détendus par ce court séjour, avec également une autre image que celles véhiculées par les médias et l’envie d’y revenir.

Mise à jour le Mercredi, 02 Mai 2012 09:55
 
Haïti PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Samedi, 21 Avril 2012 00:00

Citadelle au nord d'Haïti

 

 

François, mon deuxième co-pilote arrive sans son sac que la compagnie aérienne a égaré. Il n’arrivera que deux jours plus tard après avoir transité par le Costa Rica !

 

Nous en profitons pour faire un grand vol en faisant cette fois complètement le tour de la presqu’île de Samana avec un beau soleil qui rend les bleus de l’eau intenses.

 

 

Cultures Haïti

 

 

 

Le jour suivant, nous décollons pour Haïti en survolant tout d’abord les montagnes boisées du centre de l’île que les nuages recouvrent bientôt. Nous descendons dans les vallées du sud et passons la frontière. De l’autre coté le paysage change car partout les campagnes sont habitées et cultivées. Les forêts ont disparues mais beaucoup d’arbres poussent autour des maisons disséminées un peu partout. Le relief est très accidenté et les terres planes sont rares mais d’innombrables chemins relient les maisons et hameaux parfois perchés sur les flancs abruptes de montagnes cultivées souvent jusqu’aux sommets. Dans un lac de barrage, des pécheurs rabattent le poisson en l’entourant. Les enfants et adultes sortent des maisons pour nous faire de grands saluts. Tout respire ici une vie rurale paisible et heureuse. Nous passons un col et piquons sur la capitale Port au Prince. A l’aéroport, tous nous aident et Franciyou, directeur délégué aux opérations qui finit son travail nous emmène à un hôtel en ville puis à un restaurant de son quartier. Le lendemain, nous prenons des taxis collectifs tout décorés à travers les rues encombrées d’étals de vendeurs pour regagner l’aéroport.

 

Campagnes du nord d'Haïti

 

 

 

Nous effectuons 4 h 36 de vol , au dessus de tout le nord du pays. C’est un véritable ravissement que ce vol à travers des paysages changeant sans cesse : des campagnes montagneuses  aux lagons bleutés des côtes, aux marécages, marais salants, plaines de cactus,  … une diversité de paysages qui nous surprend. L’après midi, je suis interviewé à la Télévision Nationale d’Haïti et le soir nous piquons un tête dans la piscine de l’hôtel où de nombreux Haïtiens viennent nous parler, nous questionner. L’autorisation de survol de Cuba est enfin arrivée et aujourd’hui, Franciyou nous loge chez lui et nous l’aidons à tourner un clip vidéo ( il est aussi musicien) avec mon Pentax. Sieste et tandis que je travaille à l’ordi sur les photos et écrits, François va préparer l’ULM pour le vol sur Cuba de demain. Une dernière soirée nous attend pour aller sentir l’ambiance de la ville la nuit avec nos amis musiciens.

Nous quittons ce pays attachant avec une toute autre idée de celle que l’on nous avait donnée, d’un pays dangereux qu’il fallait éviter à tout prix mais avec l’envie d’y revenir

Mise à jour le Lundi, 23 Avril 2012 08:49
 
La vie d’une métropole PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Dimanche, 15 Avril 2012 00:00

Plage de Las Galéras

 

 

 

Je n’aime guère les métropoles que la mondialisation fait toutes ressembler. Partout pollution, embouteillages,  stress de la ville … Santo Domingo n’y échappe pas. La pauvreté plus importante ici qu’en Europe rend les rapports humains surtout dans les lieux très touristiques comme ici souvent décevants car souvent déformés par l’argent.

Je dois y rester pour avoir ce visa pour les USA, indispensable quand on entre avec son propre moyen de transport (on me le donne pour 10 ans), et travailler. Le wifi est disponible dans ma chambre d’hôtel et je peux téléphoner par ordinateur interposé, envoyer quantité de mails, traiter tous les dossiers en retard en liaison permanente avec Chrystel pour tout ce qui concerne l’association ... C’est pratique et le travail avance bien. A la capitale  l’aide de Mauro à l’école de pilotage m’est précieuse  pour la mécanique, pour les autorisations mais malgré de multiples appels téléphoniques, l’aviation civile de Cuba ne répond pas.

 

 

 

Los Haitises

 

C’est la beauté de la grande nature survolée qui est le plus palpitant dans ce voyage. Dommage que les haltes n’y soient pas plus nombreuses car sur roues et changeant de pays souvent, nous sommes dépendants des aéroports douaniers situés souvent dans de grandes villes. Le week-end de pâques, je pars me baigner à la station estivale de Guayacanes et le deuxième je me rends en ULM chez Maï, un français qui passe sa retraite à la Galeras tout au nord de l’Ile dans un petit coin de paradis où il refait sa vie avec une femme dominicaine avec laquelle il a deux jeunes enfants. Je me baigne dans le lagon, visite les villages …Ce week-end me détend après les 20 jours passés à la capitale et le survol de la région me fait découvrir un lieu inhabituel,  les Haitises : des centaines de petites collines comme de mamelons, toutes de même hauteur allant plonger dans la mer dans le golfe de Samana.

Mise à jour le Lundi, 23 Avril 2012 08:50
 
Entre démarches et invitations PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 05 Avril 2012 00:00

Ecole aéronautique Santo Domingo

 

 

Les journées passent. Je suis invité à diner à l’association des pilotes dominicain, invité à visiter les locaux de l’aviation civile dominicaine ainsi que leur école supérieure de l’aéronautique très bien équipée en simulateurs pour le contrôle aérien et le pilotage.

 

 

 

 

Le reste du temps, je trie les photos, fait les copies dans les disques durs, avance sur les autorisations nécessaires pour les prochains pays et essaye d’avoir le maximum d’informations fiables. La plage et les rues animées de Boca Chica sont en bas de l’hôtel mais je  prends peu de temps d’en profiter. Depuis notre unique bain aux Saintes, je ne me suis  baigné qu’une fois ce dimanche ! Il y a eu toute la semaine un festival de musique avec chaque soir un groupe qui jouait de la musique latino. J’y allais un peu chaque soir avant de dormir.

En volJ’ai aussi discuté avec beaucoup de Dominicains et Haïtiens et ai été invité dans les quartiers populaires. Les gens habitent dans de petites maisons, divisées en pièces louées entre 20 et 30 € chaque. Il faut aller chercher l’eau au robinet du quartier et l’électricité passe par des fils ordinaires qui courent de terrains en terrains noués sans dominos. Un propriétaire d’un compteur la revendant ensuite à chaque utilisateur connecté pour 2 à 5 euros par mois suivant le nombre de lampes. Le SMIC local est  d’environ 60 € quand il est respecté.

Mise à jour le Vendredi, 06 Avril 2012 11:38
 
Escale en République Dominicaine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 29 Mars 2012 00:00

Marecages du sud République DominicainePour Laurent c’est ici le terminus de son périple, Avant de repartir pour la France, nous partons pour un dernier grand vol au dessus du pays. Le départ est reporté de plusieurs heures car le moteur ne tourne par régulièrement avec le magnéto droite. Nous en trouvons la raison : de l’eau dans la cuve d’un des carburateurs qui est entrée par le filtre à air à force de voler sous la pluie ! 14 heures nous décollons pour un grand tour dans le sud de l’ile assez sauvage peu habitée et sèche. Nous atterrissons juste avant la nuit et filons à l’aéroport où il prend son vol pour Paris.

Preparation des rizieres

 

 

 

 

Le lendemain je suis invité par Mauro et sa famille à une soirée barbecue regroupant tous les pilotes et lundi j’attaque le retard de travail à l’ordinateur, la préparation de la suite de l’itinéraire, et toutes les démarches diverses et variées qui attendaient que le rythme du voyage diminue.

Mise à jour le Mardi, 03 Avril 2012 11:23
 
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