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Jusqu’au Kenya PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mardi, 17 Novembre 2015 00:00

Afrique 2015 - Forêts Primaires





Ouganda. Il est impossible de partir au Kenya sans passer par le seul aéroport international du pays : Entebbe. Je quitte l’hôtel de Kampala en boda (moto-taxi) pour regagner la piste de Kajjensi. Après un aller-retour à la station Total pour remplir mes bidons d’essence, je décolle pour un premier vol jusqu’au gros aéroport d’Entebbe.

J’en repars après une heure d’escale. Je survole les berges et les îles de la côte nord de l’immense lac Victoria. Superbes villages de pêcheurs, îles où apparaît parfois la forêt primaire.


Je passe ensuite la frontière et j’atterris à Kisumu, juste avant l’approche d’un front orageux. Il me faut encore des heures pour sécuriser l’ULM et remplir diverses formalités, avant de gagner un modeste hôtel en ville.















 

Afrique 2015 - Plateau Masaï, Fermes





Le lendemain, je passe toute la matinée à l’aéroport. L’autorisation de vol n’a pas été délivrée car l’itinéraire dans le pays et le point de sortie n’avaient pas été définis. Je rédige une lettre au directeur de l’aviation civile pour m’expliquer et définir précisément l’itinéraire. L’autorisation m’est enfin délivrée.





 

Afrique 2015 - Plateau Masaï, Gnous










Il a plu toute la nuit, jusqu’à neuf heures du matin. Je décolle alors, quittant la plaine de Kisumu pour voler dans la grisaille, au-dessus de campagnes vertes et de plantations de thé. Le soleil s’impose ensuite au-dessus du plateau massaï. Je longe une rivière, survole des gnous et des girafes. Puis j’arrive dans la profonde vallée du rift, vers le lac Magadi. Les orages menacent et je continue jusqu’à l’air park d’Orly, Nairobi.



L’ULM à l’abri dans un hangar, je suis conduit chez mes amis Michel et Alexis. Je les avais rencontrés en 2000 lors de ma première traversée de l’Afrique en ULM, puis en Angleterre alors qu’ils arrivaient du Canada en Piper Super Cub.

Sympathiques soirées et démarchage qui aboutissent à un rendez-vous avec Kenyan Airways, en vue de signer un partenariat.






 

Afrique 2015 - Lac Victoria













En attendant l’arrivée de mon prochain co-pilote fin novembre, je décide de partir pour douze jours de visite familiale et professionnelle à Madagascar.

Mise à jour le Jeudi, 19 Novembre 2015 08:17
 
Appel à dons PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 18 Novembre 2015 00:00


Hormis que le Sud Soudan a coûté extrêmement cher (Djouba est considérée comme une des villes les plus chère au monde car tout y est également importé, rien n’est produit sur place), nous cherchons 10 000 € de dons pour pouvoir boucler le budget en finissant ce raid et en pouvant avoir le minimum pour le prochain qui sera en février mars 2016 : le tour de la péninsule arabique avec l’invitation à présenter l’ULM et le projet Earth Colors au prochain Abu Dhabi air show qui se déroulera début mars.

Egalement indispensable, le financement de la fin des montages de la dizaine de films inachevés de la traversée des Amériques et le pré-montage de ce qui a été tourné durant les trois mois de ce raid. Les dons reçus avant fin 2015 permettront la réduction d’impôts dès le printemps 2016. Le coût résiduel à charge après réduction d’impôt est de 3400 € pour 10000 € de dons fait par un donateur unique ou 340 € pour 10 dons de 1000 € et 34 € pour 100 dons de 100 €. Je joins le rib de l’association à cette fin. Pour les chèques l’adresse postale est Association Objectif Terre, 19 quai des Martyrs 78700 Conflans Sainte Honorine.


Nous rappelons qu’il est possible de s’investir à tout niveau dans le projet en faisant par exemple venir les expositions, organisant des soirées projections conférences, cherchant des sociétés qui pourraient être mécènes et même en venant comme co-pilote. Si je suis seul sur cette partie difficile, c’est faute de candidat. Ce tour du monde est un challenge difficile à réaliser sur le terrain car le monde international sans frontière dont nous rêvons est bien loin de la réalité, que l’ULM est bien fragile dans les immensités vierges de notre Terre, confronté aux conditions météos parfois difficiles… Un challenge également financier tout aussi difficile pour réussir à le financer avec une production audiovisuelle de qualité pour sensibiliser à l’environnement.

En vous remerciant d’avance au nom de toute l’équipe du projet Couleurs de la Terre.

Mise à jour le Mercredi, 23 Décembre 2015 08:28
 
En Ouganda PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Jeudi, 05 Novembre 2015 00:00

Afrique 2015 - Girafes



Juba, Soudan Du Sud. L’autorisation de repartir arrive enfin. La facture de 606 $ est le record absolu en 92 pays survolés, associée à de l’essence à plus de 2 € le litre… La situation financière de l’association est à nouveau critique, c’est pourquoi nous avons lancé un appel à dons.

Afrique 2015 - Kajjensi



C’est sous la pluie qui arrive - fuyant un front - que je décolle. Je survole le Nil Blanc, zigzagant entre les grains. Près de Nimule, à la frontière ougandaise, le soleil apparaît enfin, illuminant les verts d’une grande plaine marécageuse. Le plus long fleuve d’Afrique y coule avant d’entrer dans une vallée bordée de montagnes, au Soudan.

Je gagne ensuite Gulu, une ville du nord où j’ai été autorisé d’entrer. A peine atterri, les Ougandais m’apparaissent souriants et détendus. Les photos et la vidéo sont autorisées sans restriction y compris les avions de chasse L39 Albatros de l’armée ougandaise. David, le contrôleur aérien, m’emmène en ville dans un petit hôtel, puis manger dans un restaurant un buffet de plats africains délicieux.

Le lendemain matin je visite une parcelle de cases traditionnelles entourées d’un jardin potager et d’arbres fruitiers, permettant de nourrir tout le monde. Puis c’est Jimmy, un militaire de la base de l’armée de l’air ougandaise, qui me guide. Il est d’ici et a créé aussi une société évènementielle "Dream Events". Le soir il rentre dans sa famille et c’est sa jeune commerciale Sharon qui sort avec moi. Elle est adorable et partante pour venir en ULM jusqu’à Kampala, profitant du week-end. Le lendemain matin, je la vois arriver en moto taxi alors que je me prépare au départ.

Afrique 2015 - Sharon


Passée la peur de cette première fois en vol, elle n’arrête pas de photographier avec son téléphone. Le parc de Murchinson nous permet d'observer des milliers d’antilopes, de buffles, d'hippopotames et de girafes. Superbe. Sharon ne parle plus et se sent mal avec une envie de vomir, ce qu’elle n’avait jamais connu.

Alors après avoir survolé les berges du lac Albert et des collines recouvertes de forêts primaires épaisses, nous atterrissons à Masindi, où dans le registre, je suis le 20ème avion à me poser en trois ans.

 

Afrique 2015 - Forêts Primaires







Encore 1h30 de vol et nous atterrissons - avant les orages du soir - sur la piste de Kajjensi, proche de Kampala.
Après m’avoir guidé dans l’énorme métropole tentaculaire, la plus grosse depuis mon départ de France, Sharon repart à son travail à Gulu. Je m’apprête à passer au Kenya où les autorisations sont arrivées.

Mise à jour le Lundi, 09 Novembre 2015 19:00
 
Interminable Attente PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mardi, 03 Novembre 2015 00:00


Juba, Soudan du Sud. L’ambassade de France prend le relai pour m’aider à solutionner le problème : l’aviation civile n’a pas correctement fait son travail en ne prévenant pas les services des renseignements généraux. Je suis convoqué au siège des RG : la maison bleue. C'est un gros bloc sans aucune fenêtre vers l’extérieur, qui fait aussi prison. Le premier secrétaire de l’ambassade m’y accompagne, me racontant qu’un français y est entré il y a quelques années et n’en est pas ressorti vivant.


Le responsable qui nous reçoit me certifie que je n’ai pas à m’inquiéter, étant venu avec une autorisation délivrée. Mais il faut attendre la conclusion de leur enquête interne, qui devrait arriver le lendemain. Hélas rien ne vient et le week-end passe.


Pendant cette attente je reste souvent dans ma chambre, surtout le soir. La ville est peu sûre. Je suis invité par Patrice, le premier conseiller et Michel le consul, qui a été routard avant d’entrer aux affaires étrangères. Je rencontre aussi Florence, une réalisatrice française (jubainthemaking.com), compagne d’un soudanais du sud. Elle me présente Colin, créateur de la télévision privée EBC. Interview. L’argent file et le pire ce sont les 70 $ par jour de parking pour mon ULM à l’aéroport, le même prix que pour les avions de l’ONU de 5 tonnes.

Mise à jour le Lundi, 09 Novembre 2015 18:45
 
Au Soudan du Sud PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mardi, 27 Octobre 2015 00:00

Au Soudan du Sud.

Afrique 2015 - Le Chari



Samedi 24 octobre, j’ai survolé le fleuve Chari qui alimente le lac Tchad et puis la savane souvent vierge et enfin le grand parc de Zakouma.


Je rejoins Am Timan (Tchad) après 5h42 de vol. Deux heures à empêcher les enfants de toucher l’ULM puis les autorités viennent à mon secours. Le passage à TV Tchad m’a valu une certaine notoriété. Le commissaire me véhicule, le préfet vient me saluer et je dors dans la grande maison du gouverneur de la province. Le lendemain, je décolle à l’aube. Je quitte le Tchad pour traverser le nord du Centrafrique puis entrer au Soudan du Sud.

Afrique 2015 - Soudan du Sud, Vers la frontière Centrafricaine





Je volerai bien 4 heures sur 6 sans voir de traces humaines. Les autres heures, les villages sont très rares. La savane africaine est dense, avec une alternance de marécages, de collines et de montagnes.

J’atterris à Raga, première petite ville du Soudan du Sud sur mon chemin. Les étrangers y sont rares. J’y suis bien accueilli mais je n’ai pas le droit de prendre des photos et de filmer. Des personnes de la sécurité circulent avec moi et dorment même devant la porte de l’unique hôtel où je loge. Ils devront s’abriter car un gros orage éclate et il tombe des trombes d’eau.

Le lendemain, l'unique banque ne changeant pas, je rencontre Bienvenu, commerçant congolais qui accepte de me changer des Euros en South Soudan Pound. J’achète de l’essence à plus de 2 € le litre car elle arrive en camion ici par des pistes épouvantables.

Je discute avec beaucoup de monde, curieux de me rencontrer. Parmi eux Gudda, un jeune qui a dû arrêter ses études pour devenir enseignant bénévole, nourri seulement car il n’y a pas d’argent pour payer suffisamment de fonctionnaires. Je sympathise aussi avec Mike Roméo, pilote et responsable à l’aéronautique civile de la capitale, venu dans sa famille.

Avant de décoller, je paye les huit fonctionnaires et policiers qui se sont succédés pour garder l’ULM et qui attendaient bien sagement de quoi améliorer leur ordinaire.

Le monde ne peut pas fonctionner correctement avec tant de différences de moyens. Il faudra assurer un minimum vital partout sur la terre pour éviter les conflits de demain, qui naîtront de tant d’injustice.

Afrique 2015 - Soudan du Sud







06h06 de vol au-dessus d’immenses forêts vierges entrecoupées de marécages et de rivières, de monticules rocheux rompant la plaine. Quelques lieux habités et deux minuscules villes avec leur piste d’atterrissage. Me voici à Juba, dont les toits métalliques scintillent sous le soleil, donnant l’impression que la ville est éclairée.

Des pilotes travaillant pour le programme d’aide alimentaire de l’ONU viennent me saluer. Ils reviennent d'une mission de largage de nourriture dans les zones du nord, où la guerre civile a réduit la population à la famine.





Convoqué aux bureaux des Renseignements Généraux, grâce à mon amitié avec Mike Roméo et mon autorisation en règle, j’évite les pires problèmes car les services de la sécurité de l’état ont envoyé un avion faire un AR à Raga pour m’interpeller, croyant que j’étais peut-être un espion. A la nuit, ils me déposent à un hôtel bon marché proche et me payent le restaurant.

Mise à jour le Jeudi, 29 Octobre 2015 10:22
 
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